Quels vaccins pour mon chien ?

Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver en matière de vaccins. D’un côté, on veut ce qu’il y a de mieux pour notre chien. Et d’un autre, on ne veut pas non plus vacciner pour rien parce que, ça non plus, ce n’est pas bon pour lui ! Pour vous aider à y voir plus clair, je vous propose aujourd’hui un petit tour d’horizon des principaux vaccins qui existent, ainsi que quelques éléments qui pourraient vous aider à déterminer s’ils sont, ou pas, utiles pour votre chien.

vaccin chien

Avant tout, existe-t-il des vaccins obligatoires ?

Dans la plupart des cas, en France et en Belgique, aucun vaccin n’est légalement obligatoire pour les chiens. Certaines exceptions existent cependant :

– En France, pour les chiens de 1ère et 2ème catégorie, le vaccin contre la rage est toujours obligatoire.

– Le vaccin contre la rage est également obligatoire pour tous les chiens qui désirent franchir la frontière, peu importe la destination. Ainsi, ce vaccin n’est obligatoire ni pour un chien belge, ni pour un chien français, mais le devient si vous souhaitez passer d’un pays à l’autre. Selon le pays de destination, d’autres mesures peuvent être nécessaires (vermifuge, prise de sang, certificat de bonne santé, …). Dans le doute, demandez toujours conseil à votre vétérinaire.

Le vaccin contre la rage

Dans les grandes lignes, l’intérêt du vaccin contre la rage est identique chez le chien et le chat (voir : Mon chat ne sort jamais, est-ce vraiment utile de le vacciner ?). C’est-à-dire que même si ce vaccin n’est pas obligatoire pour un animal qui ne voyage pas, il est tout de même recommandé par précaution.

Depuis plusieurs années, la France et la Belgique sont indemnes de rage. Ce qui signifie que les chances que votre animal développe la maladie dans ces pays sont très faibles (c’est pourquoi le vaccin n’est plus obligatoire). Cependant, les animaux voyagent de plus en plus et il arrive, de temps en temps, qu’un animal malade soit importé dans nos pays. Lorsque cette situation arrive, elle est prise très au sérieux par les autorités sanitaires qui vont alors tenter de retracer le chemin parcouru par l’animal et lister tous les autres animaux avec qui il aurait pu entrer en contact. Si votre chien devait faire partie de ceux-ci, il vaut mieux qu’il soit vacciné.

Aussi, si votre chien n’est pas vacciné contre la rage et que vous souhaitez voyager avec lui, n’oubliez pas qu’il existe un délai légal de 21 jours entre l’injection du vaccin et le moment où il sera autorisé à franchir la frontière.

Voyager avec son chien

Le vaccin de base : CHPPi-L

Le vaccin de base devrait être fait dans toutes les situations, pour tous les chiens, quel que soit leur environnement. Ce vaccin protège contre plusieurs maladies d’un coup. Généralement, on parle de “CHPPi-L”, chacune de ces lettres correspondant à une maladie.

“C” pour la maladie de Carré

La maladie de Carré est très contagieuse et très grave. Même avec une prise en charge immédiate, le taux de mortalité est proche des 50%. Et il n’est pas rare que les survivants présentent de sérieuses séquelles neurologiques.

La contamination se fait par voie respiratoire et les premiers symptômes n’apparaissent en général que 10 à 15 jours plus tard. Ceux-ci peuvent être très variés : oculaires, dermatologiques, digestifs, respiratoires, neurologiques, … et parfois assez discrets : uniquement de l’abattement et un peu de fièvre.

Fort heureusement, grâce à la vaccination, cette maladie est devenue assez rare dans nos pays.

“H” pour l’Hépatite infectieuse

L’hépatite infectieuse, ou hépatite de Rubarth, touche principalement les jeunes chiots. Le taux de mortalité est d’environ 30%. Cette maladie est également devenue plus rare avec le développement de la vaccination de nos chiens.

L’intérêt de la présence de cette valence dans le vaccin de base est double. Tout d’abord, il permet effectivement de protéger contre l’hépatite infectieuse, et ensuite, il permet également de participer à la protection contre la toux de chenil. En effet, l’hépatite infectieuse est causée par un adénovirus et cette famille contient également des virus régulièrement impliqués dans la toux de chenil. Ces différents virus sont assez proches pour permettre à la vaccination d’offrir une protection croisée contre ces deux maladies.

“P” pour la Parvovirose

La parvovirose est la maladie la plus connue de celles dont je vais vous parler aujourd’hui. Contrairement aux deux autres ci-dessus, cette maladie est toujours très fréquente et extrêmement agressive. En l’absence de traitement, le taux de mortalité est supérieur à 90%. Elle touche principalement les jeunes animaux. Elle se présente généralement sous la forme d’une diarrhée sanguinolente aigue accompagnée de vomissements, de fièvre et d’un abattement marqué.

Cette maladie devrait, à elle seule, vous convaincre de l’intérêt de la vaccination si vous avez le moindre doute sur la question.

“Pi” pour le virus Parainfluenza

Le virus parainfluenza est un des principaux agents infectieux impliqués dans la toux de chenil. Je vous en parle plus en détails un peu plus bas !

Selon le fabricant du vaccin que votre vétérinaire utilise, cette souche ne sera pas forcément présente dans le vaccin de base (le vaccin est alors “CHP”).

“L” pour la Leptospirose

La leptospirose est également une maladie très sérieuse. Elle induit une insuffisance rénale, parfois accompagnée d’une insuffisance hépatique, et est souvent mortelle. En plus de sa gravité, une excellente raison de vacciner votre chien contre la leptospirose est qu’il s’agit d’une zoonose, c’est-à-dire une maladie qui peut se transmettre de l’animal à l’homme.

Contrairement aux adénovirus qui se ressemblent assez pour permettre qu’une vaccination protège contre plusieurs membres de cette famille, les différentes espèces de leptospires (les bactéries responsables de la leptospirose) sont assez différentes et la vaccination croisée ne fonctionne pas. Le vaccin contient généralement plusieurs souches et ne protègera que contre celles-là. C’est pour cette raison que vous avez peut-être entendu parler d’un nouveau vaccin, dit “L4”, efficace contre 4 espèces de leptospires (avant, le vaccin classique était souvent un “L3”).

Les vaccins qui dépendent du mode de vie

En plus de la vaccination de base, il existe quelques autres vaccins qui peuvent être proposés selon l’environnement et les activités de votre chien.

Le vaccin contre la toux de chenil

La toux de chenil, ou trachéobronchite infectieuse, est une maladie qui peut être causée par de très nombreux agents pathogènes différents. Les trois principaux sont l’adénovirus, le virus parainfluenza et la bactérie Bordetella bronchiseptica. Comme nous venons de le voir, la vaccination de base protège déjà contre les deux premiers. Cette protection est suffisante dans la grande majorité des cas.

Cependant, pour les chiens qui sont amenés à entrer en contact avec un grande nombres d’autres chiens, une vaccination supplémentaire spécifique est recommandée. Ce vaccin spécifique à la toux de chenil ne sera donc conseillé que pour les animaux qui vont au chenil, à l’éducation, en exposition, … La toux de chenil étant très contagieuse, ce vaccin sera d’ailleurs souvent exigé par ces organismes. Il protège contre deux agents infectieux : la bactérie Bordetella bronchiseptica et la virus parainfluenza, d’où son nom : BbPi.

Vous pouvez trouver plus d’informations sur la toux de chenil et son vaccin sur cet article : Comprendre et éviter la toux de chenil pour son chien.

Le vaccin contre la leishmaniose

La leishmaniose est une maladie parasitaire grave transmise par des phlébotomes (une sorte de moustique). Actuellement, cette maladie concerne principalement le pourtour du bassin méditerranéen (Espagne, Italie, Grèce, sud de la France, …). Si vous habitez dans ces régions, la vaccination est donc fortement recommandée. Si vous n’y habitez pas mais que votre chien y passe une ou deux semaines de vacances par an, le vaccin n’est pas indispensable. Il faudra cependant impérativement utiliser un insecticide adapté durant ces périodes (certains antipuces sont efficaces contre les phlébotomes. Parlez-en à votre vétérinaire).

Le vaccin contre la piroplasmose

La piroplasmose (ou babésiose) est également une maladie parasitaire grave, cette fois transmise par certaines tiques. Un vaccin existe mais il n’offre pas une protection complète et ne sera donc recommandé que dans les zones spécifiquement touchées par cette maladie (notamment le sud-ouest de la France). Ce vaccin ne protège pas contre les piqures de tiques ni contre les autres maladies qu’elles peuvent transmettre. Il ne doit donc pas remplacer un traitement anti-tiques efficace si vous habitez dans une zone à risque.

chien

Et voilà qui clôture ce panorama des principaux vaccins disponibles pour votre chien. Vous pouvez maintenant jeter un oeil à son carnet de vaccination pour faire le point sur ce contre quoi il est protégé (CHP ou CHPPi ? L3 ou L4 ? d’autres vaccins ?). Si vous estimez que certains vaccins pourraient lui être utiles ou, au contraire, que certains vaccins sont superflus, parlez-en à votre vétérinaire. Et puis avant de partir, si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager Smile

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