Quelles croquettes pour mon animal ? La liste d’ingrédients

Parmi les différentes solutions d’alimentation, de nombreux propriétaires se tournent vers les croquettes. Une fois ce choix fait, de nombreuses questions se posent : Quelle est la meilleure marque de croquettes ? Comment choisir ? Qu’est-ce qui est le mieux pour mon chien ou mon chat ? Ces questions font sans aucun doute partie de celles qui sont le plus souvent posées par les propriétaires, autant chez le vétérinaire que sur internet. Malgré ça, il n’est pas facile d’y répondre précisément et l’on remarque vite que chaque vétérinaire, chaque éleveur et chaque éducateur canin a ses propres préférences. Alors, comment faire ?

croquettes

Ce sujet étant relativement vaste, il sera découpé en 2 articles. Celui-ci se penchera principalement sur la liste d’ingrédients et les informations que l’on peut, ou pas, en tirer. Le prochain (rendez-vous la semaine prochaine Winking smile) abordera les autres points d’attention et critères qui peuvent être utilisés pour sélectionner une marque plutôt qu’une autre.

La liste d’ingrédients

Lorsque l’on veut comparer deux marques de croquettes, on se tourne très souvent vers leurs listes d’ingrédients, ce qui est tout à fait naturel. D’ailleurs, bien souvent, on a l’impression qu’il n’y a pas grand-chose d’autre à regarder sur le paquet !

Cependant, les fabricants de croquettes ont bien compris que les listes d’ingrédients étaient déterminantes pour de nombreux propriétaires et malheureusement, elles peuvent être présentées de façon plus ou moins attractive. Ces listes doivent donc être interprétées avec prudence et en gardant à l’esprit qu’elles sont, elles aussi, un outil marketing très puissant.

Alors, comment ne pas se faire avoir ?

Les informations qui s’y trouvent

Les listes d’ingrédients sont soumises à certaines obligations légales. La première est qu’elles doivent présenter tous les ingrédients utilisés, listés par ordre décroissant de poids.

Ceci implique deux choses :

1) La liste est triée par ordre “de poids”, avant toute transformation.

Ce qui ne correspond donc pas forcément à l’ordre dans lequel les différents aliments pourraient être retrouvés “dans” la croquette. Par exemple, rajouter de la viande crue en quantité suffisante pour faire apparaître cet ingrédient en première position sur la liste aura un effet très fortement positif sur le consommateur, mais un impact relativement faible sur la ration en elle-même. Le fait est que la viande crue est composée de 70 à 80% d’eau. La croquette étant un aliment sec, l’eau sera forcément éliminée durant le processus de fabrication et il ne restera, au final, que quelques pourcents de viande déshydratée.

Donc, si un aliment présente “80% de viande fraîche” et un autre “12% de viande déshydratée”, il est probable qu’il n’y ait quasiment pas de différence du point de vue de la quantité de viande réellement présente dans la gamelle de votre animal. Par contre, si vous notez cette différence, il est très probable que vous optiez pour la viande fraîche.

2) Les ingrédients présents en fin de liste ne sont présents qu’en infime quantité.

Forcément, si les ingrédients fortement présents sont au début, les moins présents seront à la fin. Vous pouvez donc vous interroger sur l’intérêt de tous les ingrédients qui seraient listés après les huiles, les sels minéraux, les vitamines ou les éventuels conservateurs.

Typiquement, si vous trouvez en fin de liste des fruits ou des légumes (d’autant plus s’ils sont frais, donc plein d’eau), méfiez-vous. Ces ingrédients ne feront évidemment pas de mal à votre animal mais ils n’auront probablement aucun impact sur l’équilibre de la ration et il n’est pas impossible qu’ils ne soient là que pour faire paraître la ration plus “saine”. Sachez par contre, que chaque ingrédient utilisé doit être contrôlé et que donc, plus la liste d’ingrédients est longue, et plus les coûts de fabrication sont élevés.

fruits et legumes

Les informations qui ne s’y trouvent pas

Pour faire simple, malheureusement, toutes les informations qui ne s’y trouvent pas sont justement toutes celles qui comptent réellement, à savoir :

– Cette formulation permet-elle d’apporter une ration complète et équilibrée ?
Il n’est simplement pas possible de déterminer si les besoins de votre animal seront comblés sur la seule base de la liste d’ingrédients.

– Quelle est la qualité des ingrédients utilisés ?
Cette information est primordiale ! Avez-vous déjà remarqué une différence entre une tomate d’Espagne et une tomate de votre propre potager ? Ou entre un poulet fermier plein air et un autre élevé en batterie ? La teneur en eau (non mentionnée) d’un ingrédient peut, à elle seule, très largement modifier l’impact de cet ingrédient sur la ration.

Par qui la recette a-t-elle été élaborée ?
Chaque ingrédient qui compose une croquette aura un impact sur l’absorption et la digestion des autres. La réalisation d’une recette équilibrée est donc un processus beaucoup plus compliqué qu’il n’y parait. D’autant plus qu’un animal ne change généralement que quelques fois d’alimentation durant sa vie. La moindre carence dans la ration aura donc potentiellement un impact très important. Enfin, sachez que la formation nécessaire pour être considéré comme “vétérinaire spécialiste en nutrition” dure une dizaine d’années. Ca ne s’improvise pas !

– Quel contrôle le fabricant peut-il exercer sur les usines qu’il utilise pour la fabrication ?
Peut-il modifier les processus ? Les usines servent-elles à fabriquer d’autres produits ?

Ces termes qui font polémiques

Avant d’en finir avec la liste d’ingrédients, il est important d’apporter quelques précisions concernant deux termes qui sont souvent mal compris.

1) Sous-produits animaux

Si vous avez déjà fait des recherches sur internet concernant ce que l’on trouve dans les croquettes, vous avez forcément entendu parler de ces fameux “sous-produits animaux”. Cette catégorie d’ingrédients a souvent mauvaise presse, mais qu’est-ce que c’est réellement ?

La FEDIAF (European Pet Food Industry) définit précisément ce qui rentre ou non dans la catégorie des sous-produits.
Il s’agit :

– des parties d’animaux considérées propres à la consommation humaine après inspection sanitaire

– mais qui ne sont pas utilisés dans cette filière, souvent pour des raisons commerciales

à l’exception des griffes, poils, cornes, plumes, dents, becs, sabots et du contenu intestinal.

Le plus souvent, il s’agit, par exemple, du coeur, des poumons, du foie, des reins, … Ces aliments sont riches en nutriments et surtout appropriés aux besoins de nos animaux !

Le terme générique de “sous-produits” étant souvent mal vu, certaines marques préféreront mettre en avant les ingrédients précis. Mais entre une liste d’ingrédients qui mentionne “8% de sous-produits animaux” et une autre qui mentionne “8% de foie de canard”, la seule différence sera d’ordre marketing.

2) Farines animales

En parcourant des listes d’ingrédients, vous pourrez également être amenés à croiser le terme de “farine animale”. Ce terme est, lui aussi, associé à une image très négative, particulièrement depuis la crise de la vache folle.

Mais qu’entend-on vraiment par farine animale ?

Une fois encore, la FEDIAF définit très précisément ce qui peut être accepté dans la composition des croquettes. Et en ce qui concerne les farines, elles ne sont autorisées que :

– Si elles proviennent de viande ou de sous-produits propres à la consommation humaine (donc à nouveau, à l’exception des griffes, poils, cornes, etc.…) ;

– Dont la seule transformation autorisée est le retrait de l’eau.

Donc, en pratique, les farines animales sont simplement des produits ou sous-produits animaux (comme définis plus haut) cuits jusqu’à ce qu’il ne reste pratiquement plus d’eau puis broyés. Le résultat est donc une “farine” qui, ne contenant plus d’eau, sera forcément beaucoup plus riche en protéines et autres nutriments.

farine

Enfin, sachez que, quelle que soit l’appellation utilisée (viande, sous-produits, farines,…), les aliments pour animaux ne sont jamais fabriqués uniquement à base de beaux morceaux de “vraie viande” (muscle), principalement pour une question de coût. Et si l’on considère le fait qu’un animal abattu pour la consommation humaine ne sera utilisé qu’à hauteur de 30 à 50% maximum, il est rassurant de savoir que le reste peut être valorisé pour nos chiens et nos chats.

En résumé

Au final, la conclusion est qu’il est malheureusement impossible de déterminer la qualité d’un sac de croquettes sur la seule base de sa liste d’ingrédients. C’est pourtant sur cette base que sont réalisées les nombreux “classements” que l’on trouve un peu partout sur internet.

Savoir à quelles informations on ne peut pas se fier, c’est bien, mais savoir comment choisir, c’est mieux ! Du coup, si ça vous intéresse, je vous invite à cliquer sur ce lien pour lire la suite de cet article : Quelles croquettes pour mon animal ? Comment choisir ?

Et dans tous les cas, si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager et à me suivre sur facebook pour ne pas louper les prochains ! Smile

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